Communauté de paroisses
Hilbesheim - Hommarting - Réding et Grand Eich
Pour une Eglise toujours plus accueillante ! Pour une Eglise au coeur du monde !
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Stéphane KAMM
Curé modérateur.
depuis septembre 2007.
2001 - ordination diaconale.
2002 - ordination presbytérale
2001 - 2005 - vicaire Thionville
2005 - 2007 - vicaire Sarrebourg
Emmanuel JACOBI
prêtre Coopérateur.
nommé le 1 septembre 2012
1989 - ordination diconale
1990 - ordination presbytérale
1990 à 1993 vicaire à Morhange
1994 à 1996 Vicaire a Oeting
1996 à 2001 curé d'Henriville
2001 à 2003 prêtre fidei donom à Madagascar
2003 à 2010 curé de Puttelange aux lacs
2010 à 2012 curé de Sierck les bains
Jean Paul
FISCHER
Diacre permament
1990 ordination diaconale
aumonier de la gendarmerie
aumonier de l'armée de terre
Homélie du 20° dimanche du temps ordinaire - Année B
18 et 19 août 2012
Il
n’y a pas qu’à la télévision que nous pouvons suivre une « saga ». Depuis 4
semaines, les textes de la Parole de Dieu, sélectionnés par la liturgie, nous tiennent en haleine. En faite, nous sommes en train de lire entièrement le chapitre 6 de l’Evangile de Jean. Les
spécialistes de la Bible ont donné à ce chapitre le titre de « discours du pain de vie. »
A la différence des autres Evangélistes, Jean n’a pas mis par écrit le dernier repas du Christ avec ses Apôtres. Mais tout au long de ce chapitre 6, il met par écrit ce que Jésus a dit de lui-même.
Mais avant d’aller plus loin, livrons-nous à un « flash back ». Souvenez-vous, tout a commencé par la multiplication des pains. Jésus nourrit la foule avec 5 pains et 2 poissons. Et depuis cet événement, nous entendons Jésus nous dire qu’il est ce pain de vie, descendu du ciel. Ce pain qui donne la vie éternelle.
Si l’Eglise, tient à ce que nous écoutions et méditions le chapitre 6 de l’Evangile de Jean, c’est parce qu’elle a conscience que ce chapitre nous donne de toucher la réalité la plus forte et la plus puissante qu’elle porte en elle : l’Eucharistie.
Dimanche dernier, je le disais avec force, le pain que nous recevons dans nos mains n’est pas le symbole d’une quelconque amitié, c’est le Christ lui-même, qui rend actuel le sacrifice accompli sur l’autel de la croix. Et en le recevant, nous entrons de plein pied dans sa réalité.
Alors que par le baptême nous avons été libérés de l’esclavage du péché… l’Eucharistie reçue soutient et renforce notre libération.
Ce morceau de pain, donné en partage c’est le Christ Jésus qui vient et qui me partage sa condition filiale. « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ! » proclame Saint Paul.
La réaction des juifs de l’époque n’est-elle pas également notre réaction ? « Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? ». Pour entrer dans cette compréhension, il nous faut plonger dans nos racines. Toute la liturgie que nous célébrons trouve son origine dans la liturgie qui se pratiquait dans le temple de Jérusalem avant que celui-ci ne soit détruit par Rome vers les années 70 de notre ère.
C’est par le sacrifice d’un agneau sur l’autel et par le sang de cet agneau répandu sur le peuple, que les hébreux recevaient le pardon de Dieu et renouvelaient l’Alliance avec Lui. La liturgie que nous célébrons dans la messe reprend ces réalités. Sauf que L’agneau sacrifié de notre liturgie c’est le Christ sacrifié sur la croix dont son sang continu à être répandu sur notre humanité. Cette nourriture est bien le Christ, réellement présent. « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. »
Nous sommes loin du symbolique, ou d’une façon de parler. Nous sommes au cœur de la sagesse ou de la folie de Dieu, au cœur de l’amour de Dieu, qui n’hésite pas à livrer son fils pour que les hommes, sa création, soient libérés de ce qui le défigure depuis des siècles : le péché.
Alors qu’à la cathédrale de Metz, un groupe s’avance vers le chanoine Pierre SCHONTZ, pour lui demander ou se trouve le trésor de la cathédrale. Lui, avec un esprit taquin, les mènent jusque devant le tabernacle et leur disant : « voilà le trésor ! ».
Nous pouvons sourire de l’anecdote, pourtant le véritable trésor de la vie chrétienne, de toute vie chrétienne c’est bien l’Eucharistie.
Il y a quelque jour, un jeune me disait : « on devrait revoir la manière de dire la messe. Il faudrait plus de joie, plus d’instrument, bref que cela bouge plus… ». Je ne pense pas que la messe se doit d’être plus vivante. Si nos frères et sœurs désertent la pratique religieuse, si les enfants, les jeunes, et les jeunes adultes ne viennent plus ici, c’est parce qu’ils n’ont plus ou jamais eu conscience que le Christ est vivant.
Combien, de fiancées ou de jeunes parents me parlent de Jésus comme un simple penseur. Un homme juste et bon qui a laissé de bonnes valeurs humaines. De moins en moins de personnes sont véritablement conscientes que Dieu n’est pas un concept philosophique, mais une réalité qui n’hésite pas à se faire chair de notre chair, qui n’hésite pas à prendre sur lui la culpabilité de l’homme pour l’en sauver, qui n’hésite pas à partager sa propre vie.
Du moment que je prends conscience, que l’Eucharistie est l’acte par lequel le Christ me sauve du péché et me communique sa vie, alors la messe n’est plus une obligation dominicale, mais un rendez-vous avec le Christ Jésus par qui m’arrive la véritable vie !
Frères et sœurs, tout comme nous avons besoin de manger pour vivre. Nous avons besoin, du Christ vivant donné en partage pour être et demeuré enfant de Dieu.
En vous approchant de la communion, n’ayez pas peur d’y reconnaître le Christ, le pain vivant, la vraie nourriture. Que votre « Amen » soit un acte de foi :
- au Christ mort, à cause de nos péchés,
- au Christ ressuscité, pour nous donner la vie de Dieu, son Père.
Amen